Bonjour les amis,
- Dorénavant, j’estampillerai toutes mes photos. J’ai eu la désagréable surprise d’en retrouver, ailleurs. Plus rien ne m’étonne de cet ailleurs.
- J’ai inauguré une série d’articles qui n’avaient pas de lien direct avec Bou-tazoult. “Le péril est humain”en est un exemple ( deux articles, à venir, complèteront le travail ). J’espère que mon intérêt pour les questions du monde sera partagé. Je n’oublie pas Imini. Je continuerai, alternativement, à traiter de notre mémoire qui mérite mieux que du simple “copier-coller”dont on abuse, ailleurs.
- Aujourd’hui, je mets à votre disposition ce texte, extrait de ma thèse. Il s’agit d’un petit préambule qui inaugurait le travail de recherche. Je vous en souhaite bonne et fructueuse lecture.
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- De l’évidence….
L’expérience, lorsqu’elle ne fait qu’alimenter les évidences, est suspecte. Entretenant dans la connaissance familière l’illusion d’un savoir raisonné, elle interdit qu’on l’interroge ou qu’on la remette en cause. Si la culture profane reste immanquablement aliénée au dogme du fait évident, l’activité du chercheur doit conduire à une exploration de l’expérience qui demande, alors, à être niée, puis construite dans des cadres rigoureux d’une pensée réfléchie.
On sait le rôle de l’obstination des « principes primitifs »(1) , comme disait Leibniz, de l’expérience première des faits sur les constructions ou les confirmations théoriques. Celles d’un Galilée ou d’un Newton, par exemple, ont rencontré la résistance de la chose évidente et le poids des inerties qui ont marqué les esprits. Car il était évident que la Terre était immobile comme il n’était pas besoin de prouver que le Soleil tournait autour d’elle. De même qu’il était tenu pour un fait suffisamment évident que les corps légers montaient et les corps lourds descendaient pour qu’on ne comprît point alors la nécessité de le montrer, de l’objectiver.
Ainsi en a-t-il toujours été de ces évidences qui se nourrissent de l’allant de soi, entravant l’imagination théorique, négligeant de stimuler la recherche en se dérobant aux questions du Pourquoi et du Comment, ces modalités de rupture dans l’espace de « l’observation vulgaire » (2) où tout se postule plutôt qu’il ne se démontre.
Que la Tachelhit soit la langue pratiquée par les tribus Mesfioua, aux portes de Marrakech, l’évidence du fait ne doit pas excuser qu’on omette d’aller voir de près la réalité des pratiques langagières ,de leurs valuations ou de leurs représentations, dans un espace socio-culturel exposé aux effets d’une mobilité mal connue, qui, souvent à son désavantage, gère les processus de transformation sociale et de dynamique culturelle, caractérisée, pour l’essentiel, par cette tension engendrée par « les valeurs reconnues » et « les valeurs vécues » ( 3 ).
Parce que la « compréhension immédiate » (4 ) travestit la réalité objective en ce qu’elle restreint et contraint à une « compréhension illusoire »(5) , il devient impératif qu’aux lieu et place des assertions péremptoires, des lieux communs qui caractérisent les discours prétendant à des savoirs et les étalant, prennent forme des projets dont « le réalisme énonce un idéal : [...] viser à une connaissance vraie, objective »(6) , des usages linguistiques, de leurs conditions de circulation, des significations sociales qui modalisent les principes de leurs jeux comme de leurs enjeux sociaux.
Ce n’est pas ici qu’il nous incombe de pénétrer dans les arcanes et les complications théoriques de la connaissance(7) ou de la vérité. Ce qu’il y a lieu de souligner, c’est qu’en nous engageant dans une restitution objective de la réalité socio-linguistique de notre terrain d’enquête, nous entendons aller au delà de ses apparences où s’entête, comme preuve d’un savoir authentique, l’illusion de ce savoir, entretenu par beaucoup dans une dévotion pour l’évidence des faits. En choisissant de théoriser le terrain, en en proposant une description et un bilan rationnel, nous résolvons de ne le céder en rien aux spéculations qui alimentent les discours naïfs sur ce que l’on croit bien connaître parce que tellement manifeste. Or la réalité vraie ne se rencontre nullement dans l’exiguïté des choses manifestes et la science ne se construit jamais qu’au prix de ruptures dans leur « continuité »(8) et leur « vérité »(9) . Le scepticisme que l’on doit nourrir à l’égard des apparences, c’est-à-dire à la fois contre ce qui se présente comme l’immédiat- vrai et contre le sentiment de certitude qu’elles créditent de l’autorité de vérité, doit fournir l’occasion de se débarrasser de « l’expérience du « ah »où surgit, de façon irrésistible et indiscutable, l’évidence »(10) . Le même scepticisme doit gouverner une pratique et un idéal scientifiques qui récuseraient les réponses préfabriquées, en s’imposant préalablement la prudence de distinguer « l’évidence qu’impose la preuve logique ou la vérification empirique, des évidences qui n’ont pas d’autre preuve que le sentiment de leur évidence »(11) .
Opposer un besoin de vérité là où prévaut un sentiment de certitude, en rationnalisant l’objet de vérité ou de certitude(c.a.d. en le soumettant à la question de sa possibilité) s’offre comme l’alternative raisonnable à l’arbitraire des spéculations sur l’objet.Aussi, le besoin de vérité, quête permanente de la connaissance, ne peut-il parvenir à son expression comme réalité possible et tangible qu’en se donnant les moyens d’examiner de près la validité de cette connaissance qu’il engendre.Ce besoin de vérité marque, alors, l’itinéraire de validation que l’appareil de la recherche vient positivement rationaliser, en même temps que la connaissance qui en résulte, en achevant de dire « les conditions, possibilités et limites de ses aptitudes à atteindre la vérité qu’elle vise »’12).
Si, ailleurs, des limites sont opportunément invoquées pour relativiser la capacité de la science à atteindre à la réalité(13) sur laquelle, semble-t-il , elle s’acharnerait à consumer ses vertus, ses ressources, il reste que la rationalisation, mobilisant des cadres de pensées et des catégories logiques propres à l’activité scientifique, permettrait une approche moins métaphysique, plus crédible, de la réalité dont une construction théorique consacrerait ce rationnel qui, dès lors, « ne reconnaît à nul autre qu’à lui-même la possibilité de le définir rationnellement »(14) , et, ajouterons-nous, la possibilité égale de le nier ou de le confirmer, toujours rationnellement.
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1. ROBINET A., G.W. LEIBNIZ, Paris, P.U.F., 1954, p. 89.
2. L’expression est de J. FORESTIER, qu’il oppose à « observation scientifique », in Les conditions de l’esprit scientifique, Paris, Gallimard, 1966, p. 123.
3. Au sens que leur donne A. KLOSKOWSKA : « Les valeurs reconnues appartiennent principalement à la culture représentative de la société nationale. Elles sont transmises comme un système hiérarchique par l’école et par plusieurs autres institutions culturelles. » in Transformation de l’environnement des aspirations et des valeurs, Paris, éditions du C.N.R.S., 1976, p. 87.
4. BOURDIEU P., Théorie de la pratique…, p. 166.
5. Idem
6. THUILLIER ……p. 62
7. Voir par exemple l’éclatement auquel la soumet E. MORIN dans La connaissance de la connaissance, Paris, éditions du Seuil, 1986, pp. 10 – 11.
8. Continuité dont C. LEVI-STRAUSS dira qu’elle est postulée par la phénoménologie entre « le vécu » et le « réel ». Il ajoutera que « le passage entre les deux ordres est discontinu. Pour atteindre le réel, il faut répudier le vécu. » in Tristes Tropiques, Paris, éditions 10/18, ,pp. 44 – 45.
9. Il faut, dit E. MORIN, « distinguer l’idée de vérité du sentiment de vérité. L’idée de vérité correspond à une résolution de l’alternative vrai/faux, sans que nécessairement, nous ne soyons concernés ou affectés [...], le sentiment de vérité apporte la dimension affective, existentielle, à l’idée de vérité, et il peut aussi bien s’emparer de l’idée de vérité que l’obéir… » , op. cit., p. 131.
10. BÜHLER K., cité par E. MORIN, op. cit., p. 131.
11. MORIN E., op. cit., p. 132.
12. MORIN.E. op.cit p.10
13. « …et la science, au mieux, est une approche asymptotique de la réalité » affirme P. THUILLIER, op.cit. p.62
14. JANICAUD.D La puissance du rationnel Paris, Gallimard, 1985, p.13.

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quelle merveilleuse idée!!!!
quelle joie de revivre cette eternelle jeunesse ancrée au fond de nos mémoire.
que dire de toutes ces photos publié qui nous rappelle nos origines quoi que l’on fasse, ou en se trouve
j’était entrain de recherher la commune d’amerzgane pour savoir si je pouvais leur demander par émail des extrait d’acte de naissance et par le pure des hasard je tombe sur ton blog,
quelle joie de voir la photo de mon pére au coté de ton oncle.
comment peut-on oublier monsieur Romano a qui j’ai rendu visite à st raphael ou alors les dzaguiss, belaoui; berkou, sosso, bamou enfin tout les autres.
comment peut-on oublier les match de foot au fameux terrain
il est 3 du matin et je n’arrive pas à décoller