
Bonjour tout le monde,
Depuis Imini, je n’ai pas pu vous joindre. La plupart d’entre vous connaissent la raison de mon silence. Ma mère est gravement malade. Opérée du cerveau à Marrakech, elle lutte pour la vie dans un hôpital parisien. Je n’ai pas l’esprit à grand chose. Merci, par avance, de votre compréhension. Et je remercie tous ceux d’entre vous qui m’ont envoyé leur témoignage de solidarité.
Ceci étant, je voudrais vous souhaiter une bonne fête de l’Aïd El Kébir. Puissiez-vous festoyer dans la joie et la paix avec vos proches. Et bénir la providence si elle vous comble de ses bienfaits.
Cette fête est née d’un paradoxe apparent, si l’on s’en tient au récit abrahamique fondateur. Un père, Sidna Ibrahim, sous l’injonction divine, s’apprête à sacrifier la vie de son fils, Sidna Ismaîl, pour attester de sa foi. Sous l’angle humain, une telle épreuve n’incite à aucune allégresse.
Comment, alors, un évènement douloureux a-t-il donné lieu à une pratique sociale séculaire, toute teintée de réjouissances et de religiosité ? Ce glissement puise son sens et sa force dans ceux des symboles qui lui sont liés. Le salut me paraît être celui qui cristallise en lui, tout seul, le sens et le symbole significatifs et structurants. Sidna Ibrahim est sauvé par sa foi en la parole et la puissance de Dieu. Sidna Ismaîl sauve son père en lui obéissant. L’agneau sauve le père et le fils et les consacre dans la Bénédiction Divine. Le sacrifice n’a pas eu lieu. Mais il vit dans l’esprit de chacun des protagonistes de la narration. C’est la tradition du mythe merveilleux qui lui confèrera, en l’entretenant, sa dimension symbolique, marquant, définitivement l’histoire des hommes.
Les péripéties de ce récit soulignent un autre aspect symbolique, celui du partage et du devenir commun assumé. Le sort du père est conditionné à celui du fils. Celui du fils est lié à celui du père. Le sort des deux est résolu dans l’apparition de l’agneau. Une boucle d’impératifs, une parabole de solidarités qui rejoint celle du salut. Salut et solidarité sont donc les deux pierres angulaires de la manifestation de la réjouissance. On ne peut se réjouir qu’à la condition de satisfaire aux deux principes. Mais, le fait-on, si l’on se contente d’agapes auxquelles le lointain souvenir du dilemme de Sidna Ibrahim, dévoyé dans l’interprétation vulgaire, donne lieu, de nos jours ? Le sacrifice auquel le patriarche était prêt est réduit à sa portion congrue. On égorge. On consomme, déguste, entre soi. Dans un rituel vidé de sa substantifique moelle. Dans l’indifférence.
Ceux qui ne sont pas de nos familles ne doivent pas souffrir de notre indifférence. Il y a tant de miséreux autour de nous. Particulièrement en ces temps de crise et d’égoïsme rampant. Ce siècle, naissant, est une honte. Ce siècle, comme les précédents, depuis que l’occident les a taillés à sa mesure, façonnés à son image, a érigé au rang de ses valeurs cardinales, les supermarchés, le Dollar, le Yen ou le Mark ou la Livre ou le Shekel. Les temples, les églises, les pagodes et les mosquées, bafoués, tagués, violés ou boudés par les mystiques du CAC 40, du Nasdaq, du MASI ou autres icônes boursières, sont immolés sur l’autel de l’accumulation, de l’outrance et des dérives morales. Triste époque où le mépris des nantis et des parvenus jette les malheureux, les nécessiteux, les saints et les justes dans les griffes des nuits de détresse, de famine et de désespoir.
L’arrogance a submergé la planète, par ailleurs, saccagée. Chez nous, tout aussi bien, elle a élu domicile. Le fort dame le pion au faible. Faibles ou indigents, les gueux traînent leur vie ou ce qu’il en reste, ici, sur les bouches des métros, ailleurs, au beau milieu des morts à qui ces relégués de la vie moderne disputent leurs derniers arpents de terre. Non, vraiment, je ne vois pas où serait la grandeur des nations civilisées. Elles font illusion, voila tout. Le drame, c’est que nous nous échinons à les singer. Sans complexe. C’est le syndrome de la modernité ou prétendue comme telle, assumé dans toute la splendeur de son ridicule. Le ridicule n’a pas de patrie.
Sur mon palier, un voisin a cru bon de manifester son humanisme. Il pose, à sa porte, tout flambant neuf, un paillasson. Sur ce paillasson, une inscription tressée, d’un jaune moutarde. Chaque fois que j’ouvre l’ascenseur, je ne manque jamais de tomber, nez à nez, avec l’humanisme fluorescent du voisin. Je ne peux pas m’y soustraire. Lui, non plus ne peut pas me rater. Je lis toujours le message humaniste du voisin. En gros caractères : « BIENVENUE ».
Depuis que j’habite en face de ce voisin, je n’ai pas vu foule de visiteurs se précipiter chez lui. Il ne reçoit jamais. Il se reçoit, lui-même avec lui-même, sa femme avec elle-même. C’est vrai que cela fait déjà quatre personnes .J’oublie le chien ! Vous pensez bien, une famille, ici, sans chien, sans chat ? C’est grâce à eux que les misères de la vie sont supportées. Le paillasson, c’est aussi pour eux. Le voisin a dû leur apprendre à se frotter les pattes avant d’entrer. Eux, ils entrent. Ils ont déchiffré le message du voisin. Moi, vous l’avez compris, je n’ai pas les faveurs du voisin. Je ne suis ni un chien, ni un chat. Je ne suis jamais entré chez lui. C’est qu’il ne m’y a jamais convié. Son humanisme s’arrête aux chiens, aux chats, à lui, tout seul. Non, il y a sa femme. ET puis, leurs ombres. Du monde, tout çà !
Est-ce de l’humanisme dont il s’agit ou de l’hospitalité ? Des deux, bien évidemment. La preuve, c’est le paillasson !
Le paillasson, moi aussi, j’en ai mis un . Il n’ y a rien d’écrit, dessus. De tous les voisins de mon petit immeuble, aucun ne vient nous rendre visite. C’est de notre faute. Il n’ y a pas écrit : « BIENVENUE ». Curieux ! Parmi nos voisins, j’en avais invité quatre. On est toujours, en bons termes, rassurez vous. Normal. Tout à fait normal, entre gens civilisés. On continue, quelques fois, à parler du ciel gris ou bleu de Paris…. devant l’entrée de l’immeuble, pendant que le chien bave sur mon pantalon.
Nous, au bled, nous n’ étalons pas ces paillassons. Beaucoup ne savent pas écrire, encore moins dans l’emphase calligraphique, le mot « BIENVENUE ». Ils savent mieux que l’écrire. Ils le portent dans leur cœur, le roulent sur leurs lèvres. Et la civilisation et la modernité leur bavent dessus.
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les traditions séculaires du bled sont profondes,elles se transmettent de père en fils.Notre hospitalité est connu et reconnu de part le monde elle n’a d’égale ailleurs.
Comme tu l’a si bien dit ” ils ne savent écrire le mot bienvenue mais ils savent le dire”.
dans nos bléd ils te disent ” vient dormir à la maison” ici ont te dit on à un hotel à côté.
notre adage dit quant il y a mangé pour 2 il y en a pour 3 ici on t’invite pour un café ce qui veut dire ” mange chez toi et viens prendre un café”. ou alors vient prendre un verre à la maison c’est idem.
Il y a tellement d’anecdotes qu’on ne peut pas comparer l’incomparable.
dans la société de consommation où nous vivons c’est chacun pour soi et dieu pour “moi”
voilà cher ami excuse-moi je complète un peu ta pensée.
salut, mon ami
Je te réponds de Marrakech.Tu as le bonjour de Mouna Mohamed, Ahoukar Ali, Khadija Jebri, Abdelwalid( Bensalah). Ils m’ont fait l’amitié de venir m’accueillir; ici.
Les traditions de tous les pays sont profondes et je les respecte. Jusqu’à une limite. Celles qui se targuent d’être supérieures aux autres et qui les menacent, je ne les affectionne pas. L’humain est divers. Chaque groupe a son génie propre et mérite d’être accepté dans sa spécificité, dans sa singularité. Les temps sont révolus où tel ou tel segment de l’expérience humaine s’est décrété au-dessus des autres.
Nos traditions ont aussi leurs travers que je discuterais volontiers avec tout le monde.
Merci pour ton commentaire.
Je déplore le silence des autres.Pourtant, il y a là, matière à discussion. Il faut espérer!
cher ami,
je suis touché par l’amitié que nous nous portons mutuellement, je suis aussi touché par le salut des amis de mon enfance que je n’ai pas revu depuis Imini, il me tarde de les voir de visu et de pouvoir leur dire com bien les liens sont important.
tes messages, mon ami, il faut deviner ce que tu veux dire et par dela tes mots il faut saisr leur portés le sens que tu veux leur donner.
effectvement, il y en a ceux qui se vante de leur supériorité, parce qu’ils vivent encore dans leur bulles coloniale et ceux-ci tu auras du mal à les changés quoique tu fasse.
le meilleur moyens et de les ignorés. c’est ma devise
et merci de ton mot qui me touche
je pense que mouna sera parmis nous incéssemment sous peu
Salut Bahtiti,
Toujours de Marrakech, je te salue. Mes hommages à ta femme et, bonnes fêtes de fin d’année.
Oui,les Mouna seront à Paris, bientôt. Je rentre aussi Mardi soir, pour les accueillir.
C’est vrai que nous avons su garder entre nous, les anciens, un fort sentiment de fraternité. L’émotion est toujours grande quand je rencontre ou retrouve un camarade d’enfance, de notre génération. Mais, il est non moins vrai que je suis aussi ému d’avoir pu nouer le lien avec les plus jeunes générations de Bou-Tazoult. C’est une expérience humaine d’exception.
Le sujet que j’ai publié, ici, ne semble intérésser personne. Dommage!
Ce que j’écris est clair pour qui se donne la peine de le méditer.Le sens ne demande pas d’effort particulier. J’ai horreur des banalités. Et je les évite à ceux qui me font l’amitié de me lire.
Il n’est pas nécessaire d’être un “colon” comme tu dis, pour exhiber devant plus faible que soi, plus différent, une attitude, une conduite de supériorité. Ceux qui ont lme sentiment d’avoir réussi, socialement, ne se gênent pas pour afficher leur mépris des autres, moins fortunés. C’est là le comportement des nouveaux riches, des “parvenus”. On retrouve ce type de mentalité essaimé, partout dans les pays dits” en voie de développement”. Je prépare un texte à ce sujet.
Non, mon ami. Je ne partage pas ton point de vue. Il n’est pas sain d’adopter ta solution:ignorer les abus, les dérives. Bien sûr, je ne chgangerai rien à ma petite échelle.
Je m’expliquerai plus longuement, dans mon prochain article.
J’espère que nous serons plus nombreux à discuter de ce sujet qui me tient à coeur.
je n’ai jamais prétendu ignoré un abus ou une dérive,si abus il y a, je l’ai toujours combattu et dénoncer de toutes mes forces par tous les moyens nécéssaire.
ce que je dit, certaines personne que prétendent supérieur ou plus inteligent que d’autres, sont pour moi des arrivistes, ils ne méritent toutes l’attention qu’ont leurs accordent, c’est de ces personnes et dans ce contexte que je parle d’ignorence.
ce genre de personnes se croivent détenir la vérité, la vrai alors que dans la réalité ils sont, le plus souvent à côté de la plaque et ils ne méritent ce débat.
ce débat, qui est intéréssent avec toi, c’est qu’il est toujours instructif.
on aura l’occasion d’en discuter plus longuement de visu
à plus mon ami
Un grand hommage au père des prophètes Ibrahima 3alayhi Salam
Bonne année hégirienne paix et bénédiction sur Mohammed 3alayhi Salam
Bonne année : heureux événement de la naissance d’aissa (jésus) 3alayhi Salam
Bonne 3achourra : salue de moussa et de son peuple 3alayhi Salam
Nous somme une seul nation issue d’Adam 3alayhi Salam
Nous avons un seul DIEU notre créateur le miséricordieux le plus miséricordieux
La vie et la planète terre sont ses plus beaux cadeaux
Alors vivons tous heureux solidaire ; essayons de rendre ce monde meilleur
Suivez les guides. Suivez la raison
Un autre monde plus juste plus équitable éternel vous attend
Il est ou bout du chemin, le chemin de la sagesse de la lumière
Il vous faut juste un bon cœur et un esprit universel
L’esprit qui a fait de vous des êtres humain
Salam oullahi 3lycoum